À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2026, célébrée sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », le Réseau Mwangaza pour une justice énergétique féministe a lancé un appel fort en faveur d’un accès équitable à l’énergie en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié le 8 mars à Kinshasa, le Réseau rappelle que l’énergie est bien plus qu’une commodité : « Pas de droits sans lumière, pas de justice sans énergie », martèlent ses membres, soulignant que l’accès à l’électricité constitue un droit fondamental garanti par la Constitution congolaise.
Un droit reconnu, mais encore peu effectif
Le Réseau Mwangaza s’appuie sur plusieurs textes juridiques nationaux et internationaux pour soutenir son plaidoyer. La Constitution congolaise garantit en effet l’accès à l’énergie, au même titre que l’eau potable et le logement décent. À cela s’ajoutent les engagements pris par l’État à travers le Protocole de Maputo et la loi sur la parité, qui consacrent l’égalité d’accès des femmes aux ressources et opportunités économiques.

Malgré ce cadre légal, la réalité reste préoccupante. Dans de nombreuses régions du pays, les femmes et les filles continuent de supporter le poids de la précarité énergétique. Entre la collecte du bois de chauffe, les risques sanitaires liés à la fumée et l’insécurité lors des déplacements, leur quotidien est marqué par de multiples vulnérabilités.
Un frein à l’autonomisation des femmes
Le manque d’accès à une énergie fiable constitue également un obstacle majeur à l’autonomisation économique des femmes. Les activités génératrices de revenus, notamment dans la transformation agroalimentaire ou les petites entreprises, sont fortement limitées par l’absence d’électricité stable et abordable.
Selon le Réseau Mwangaza, cette situation accentue les inégalités de genre et freine le développement socio-économique du pays. Une transition énergétique inclusive apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer la résilience des femmes congolaises.
Des revendications claires pour une transition inclusive
Face à ces défis, le Réseau Mwangaza appelle à des actions concrètes de la part des autorités et des acteurs du secteur énergétique. Parmi les principales revendications figurent :
- Un accès équitable à une énergie propre, stable et abordable pour tous ;
- Le déploiement massif de solutions de cuisson durable afin de protéger la santé des femmes et préserver l’environnement ;
- Le financement de formations techniques pour les femmes dans le domaine des énergies renouvelables ;
- Une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision du secteur énergétique ;
- L’intégration systématique de l’approche genre dans les politiques et projets énergétiques.
Un appel à l’action
À travers ce plaidoyer, le Réseau Mwangaza insiste sur la nécessité de passer des engagements aux actes. Pour ses membres, la justice énergétique ne peut être atteinte sans une prise en compte réelle des besoins spécifiques des femmes.
« La transition énergétique en RDC ne doit laisser aucune femme dans l’obscurité », conclut le communiqué.
Service de communication
